BREVE HISTOIRE DU KARATE

 

Les origines du Karaté remontent plus loin dans l’histoire que celles de n’importe quel autre art de combat et il suffit d’une brève étude pour entrevoir l’importance qu’il accorde au perfectionnement spirituel aussi bien que physique.

Vers la fin du V ème siècle après Jésus Christ, un moine, Bodhidharma, s’enBodhidharmaYoshitoshi1887 alla en Chine enseigner la foi bouddhiste. De nombreux religieux, en particulier ceux du temple Shaolin-Su, suivirent son enseignement, mais trouvèrent sa discipline si rigoureuse que quelques-uns abandonnèrent en chemin. Bodhidharma se rendit compte alors que sa première tache consistait à permettre aux moines chinois d’acquérir des esprits et des corps suffisamment forts pour supporter le sévère entraînement qu’il donnait. Il entreprit donc d’enseigner à ses disciples chinois une méthode de combat nommée kempo qu’il avait appris en Inde. Grâce à cet entraînement, les moines devinrent assez forts, sur le plan spirituel comme sur le plan physique, pour suivre jusqu’au bout l’enseignement du bouddhisme donné par Bodhidharma.

Par la suite, d’autres moines, disciples de la même croyance, jouèrent un rôle important dans l’histoire chinoise et défendirent bien souvent ceux qui avaient besoin d’aide.

L’arts de la boxe chinoise est l’un des produits de l’enseignement de Bodhidharma, enraciné profondément dans la doctrine bouddhiste, il ne doit donc jamais être utilisé pour une agression sans provocation.

A une époque plus récente, les tacticiens chinois ayant ajouté à l’enseignement de Bodhidharma de nombreuses variations perfectionnées et raffinées, apportèrent une grande innovation technique par l’introduction des méthodes de combat fondées sur les mouvements des animaux.

C’est mouvements devinrent l’un des éléments très importants. Enfin, transmis de Chine au Japon, l’art du combat sans arme devint l’extraordinaire discipline martiale que nous connaissons aujourd’hui après avoir Japon_et_Ile_Okinawaadopté certains éléments venus du judo et du kendo ( escrime orientale ).

Cet art martial se propagea donc par la Chine du sud, puis du Nord, et enfin par la province d’ Okinawa, puisque c’est de cette île que nous parviendrons ces méthodes regroupées sous le nom d’ Okinawa te  ou il deviendra de plus en plus un art guerrier.

Il faudra deux interdictions instaurées au XV éme siècle par Sho-Pasi qui contrôlait l’île à cette époque. La seconde par le seigneur de Shimazu qui venue de l’ouest du Japon envahit Okinawa en 1609.

Les habitants de l’île, par deux fois privée d’armes s’entraînèrent durement en secret, perfectionnèrent leurs méthodes de combat à mains nues. Leur esprit se transforma et devint très vite celui des autres arts martiaux japonais. Vaincre ou mourir tel devint la devise. Les entraînements étaient très durs, les pieds et les mains devinrent très vite capable de remplacer des armes blanches. Le Karaté était né.

A l’entraînement à mains nues, les habitants d’Okinawa ajoutèrent l’usage martial des instruments de travail, ce qui deviendra le Kobudo. Ainsi par exemple, le nunchaku est à l’origine un fléau à battre le riz.

En fin de XIX éme siècle, le karaté retrouva, avec la restauration moderne du Japon, un but plus pacifique. Il fut même reconnu comme un parfait moyen d’éducation et fût enseigné dans les écoles.

L’Okinawa-te ( style d’Okinawa ) était ainsi répandu dans l’ensemble du Japon et connut un succèsFunakoshi_Gichin éblouissant.

Parmi les maîtres formés en vue d’enseigner cet art en dehors d’Okinawa, nous trouvons le nom de maître Gichin Funakoshi créateur du karaté shotokan. En 1922 il fut prié par le ministre japonais de l’éducation nationale d’enseigner son art dans les diverses universités et collèges militaires.

Son ami Mabuni vint s’implanter dans la région de Kyoto et créa le style Shitoryu, un style qui était plus haut et plus puissant, puis ce fut l’arrivée au Japon du maître Miyagi qui lui enseigna le style Gojuryu.

Il faut attendre les années 1950 pour qu’il fasse son apparition en France, en Europe mais se sera vers les années 70 qu’il deviendra populaire.

Aux Etats Unis d’Amérique, il est introduit par les troupes de Mac Arthur, après la seconde guerre mondiale. Mais ce n’est, tout comme en France, que depuis les années 70 qu’il connaît un véritable essor.

C’est en 1957 que furent organisés les premiers championnats sportifs.

 En Europe depuis plusieurs années certains noms de maîtres japonais tels que Mochizuki, Kasé, Shirai, Enoeda, Oshima, Murakami, … s’ils sont inconnus d’une partie du grand public, ne sont pas ignorés des budokas (pratiquants d’arts martiaux).